Concordatos, el principio del fin

En Europe, 15 États ont signé un concordat avec le St Siège qui octroie de nombreux privilèges à l'Eglise catholique. Un cas particulièrement discriminatoire pour tous les non catholiques est le projet de concordat avec la Slovaquie. Ce projet reconnaît à quiconque le droit d'invoquer l'objection de conscience pour refuser d'agir dans un sens que sa conscience trouve incompatible avec l'enseignement de l'Église catholique.

Concordats – enfin du nouveau

Un groupe de travail de parlementaires européens sur la séparation de la religion et de la politique (www.politicsreligion.com), alerté par la FHE associée à l'International Planned Parenthood Federation et à Catholics For a Free Choice, a obtenu un avis d'un réseau d'experts indépendants en droits de l'homme (http://www.europa.eu.int/comm/justice_home/cfr_cdf/doc/avis/2005_4_en.pdf).

L'avis formule des objections précises quant aux discriminations que ce concordat apporterait principalement aux femmes et aux non catholiques. Le rapport doit être considéré comme une première contribution importante pour un processus d'approfondissement qui aboutirait idéalement sur un ample débat sur les valeurs européennes.
Un objectif important réalisé par ce rapport est d'avoir enfin attiré l'attention et initié un intense débat public sur les concordats que l'Église catholique, dans la perspective d'asseoir son pouvoir sur les gens, signe ou se prépare à signer avec de nombreux Etats.
Dans la plupart des pays membres de l'Union, l'objection de conscience est reconnue dans certaines circonstances, mais elle concerne les personnes de toutes convictions et pas seulement les catholiques. L'attention est attirée sur le risque que des soins de santé ne puissent pas être apportés à certaines personnes, notamment en cas d'avortement. Le droit à l'objection de conscience ne peut empêcher une personne d'exercer son droit d'obtenir des moyens contraceptifs ou les droits qu'autorise la décriminalisation de l'euthanasie, le suicide assisté ou le mariage entre personnes de même sexe.

En Slovaquie, le rapport a suscité un intense débat public. Le concordat est une priorité pour les Chrétiens démocrates. Un des partis membres de la coalition gouvernementale est opposé au Traité, mais serait susceptible d'en négocier la signature dans le cadre des élections générales (Septembre 2006). Le membre slovaque du Réseau d'experts indépendants a été l'objet de pressions très fortes dans son pays de la part des médias et de ceux qui, dans la classe politique, sont en faveur du Traité. Les médias ont en général rendu compte de manière très biaisée et incorrecte des résultats du rapport.
Toutefois, il sera difficile au gouvernement slovaque de ne pas tenir compte de l'avis rendu, alors qu'il vient de signer la Convention européenne des Droits de l'homme, au moment d'adhérer à l'Union européenne.

La FHE se réjouit de ce premier et important résultat, obtenu grâce à la ténacité de parlementaires attachés aux principes de laïcité. L'étape suivante va maintenant dépendre aussi bien du Parlement européen que de la Commission qui déclare poursuivre l'objectif d'éliminer les discriminations entre les citoyens.

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